Sommes-nous condamnés à être des pollueurs ? #Marie Mirpois

Bonsoir bonsoir chères auditrices et auditeurs. C’est effectivement le retour bien modeste de Marie Mirpois. Je suis absolument ravie de vous retrouver ce soir, et ceci en compagnie de Philippe Henarejos notre invité car il faut que je vous dise : Philippe est un lunonaute, c’est joli ça : lunonaute  je me suis tout de suite mise à rêver.

J’ai lu que nous avions en partie les même lectures «  bibliothèque verte » et les même sources d’archives : la collection des paris-match des grands parents mais de mon côté, je suis juste une linotte…Tout ce soir, nous avons voyagé dans l’espace et nous sommes allés sur la lune plusieurs fois. Mais là je vous propose de voyager dans le temps en nous rendant à l’exposition «  L’archéologie en bulles «  qui se tient au Musée du Louvre dans la petite galerie. Tout d’abord, j’ai pensé que l’archéologie allait nous être expliquée en dessins, qu’elle était destinée aux plus jeunes pour leur donner envie de devenir des Indiana Jones du XXIème siècle ou de se retrouver en enquêteur moderne du passé, de l’histoire mais non l’objectif de l’exposition n’est pas exactement celui-là..

Petite_galerie_2018_Archeologie_en_bulle_vignette_7c6fb1ca3f.jpgC’est une exposition qui fait dialoguer l’archéologie et la bande dessinée  ou plus exactement il a été choisi de faire dialoguer des trésors archéologiques avec d’autres trésors, c’est à dire des planches originales d’auteurs célèbres.

D’ailleurs, les 1ertrésors archéologiques dont nous disposons ne sont-ils pas de merveilleuses bandes dessinées avec les grottes de Lascaux et de Chauvet ?

. L’Antiquité, une source d’inspiration inépuisable pour la bande-dessinée. Les auteurs ont toujours été fascinés par l’Égypte ancienne, mais aussi par d’autres époques comme le Moyen-Âge.. C’est l’histoire avec un grand H par le dessin mais aussi l’histoire au quotidien.

L’exposition se décompose en quatre parties : les artistes et les archéologues, les trésors, le classement et l’ordre et pour terminer le rêve.

Alors les Artistes et les archéologues. L’archéologue,  comme le dessinateur de bandes dessinées ont en commun le dessin pour leur carnet. Ils utilisent le carnet de croquis pour fixer les objets, les sites et les personnages d’études. Les dessins, relevés, publications sont leurs premiers outils et tous les deux passent leur temps ou une partie dans les musées, pour étudier et pour s’inspirer.

– Trésors archéologiques.L’histoire de l’archéologie est ponctuée de découvertes extraordinaires et inattendues. L’archéologue cherche  des pièces d’orfèvrerie enfouies intentionnellement pour échapper à une catastrophe naturelle ou un conflit ou, comme dans l’Orient ancien et l’Égypte des pharaons, le dépôt volontaire d’un ensemble d’objets consacrés à une divinité. La BD aime mettre en scène les moments de ces découvertes, mettre en scène ses héros en quête de trésors ou de civilisation disparues.

– Classer pour comprendre.En utilisant la description et la comparaison des sciences naturelles, l’archéologue répertorie, classe et propose des typologies de matériel selon le décor, la forme ou la technique. Pour dater ces œuvres, il observe les conditions de la découverte (niveau d’enfouissement, traces de destruction…) qu’il cherche à rattacher à des événements connus par ailleurs. Le dessinateur de BD évoque ces strates du temps sur sa planche à dessins.

– Interpréter et rêver et Quand la bande dessinée imagine.Après le temps des fouilles vient celui de l’étude: l’archéologue rassemble les données matérielles à sa disposition et doit les interpréter. Sans contexte de découverte, un objet archéologique est plus difficile à interpréter. J’avoue que lorsque je regarde certaines reconstitutions d’objets à partir de quelques morceaux : de mon point de vue il faut beaucoup d’imagination.

La bande dessinée, elle s’est intéressée aux personnages historiques comme aux héros mythiques, aux sites archéologiques réels comme à des lieux imaginaires. La fidélité historique est parfois respectée mais le plus souvent, le réel est transfiguré et devient fiction, voire science-fiction. De la fidélité à la liberté, là est tout le savoir du dessinateur

Ce que j’ai adoré dans cette exposition c’est le nombre de planches de dessin originales inspirées par l’archéologie. On y voit des œuvres de, Jul, Nicolas de Crécy d’Enki Bilal dont on peut voir  superbe casque corinthien. Il y a aussi une stratigraphie du site historique de Suse en Iran avec 6000 ans d’histoire devant nos yeux. Pour celles et ceux qui voudraient un peu de répit avec leurs lors de leur visite au Louvre, c’est l’endroit parfait car il vont pouvoir tranquillement s’installer et plonger dans la lecture de BD mises à leur disposition.

Mais lors de ma venue au Louvre j’ai redécouvert les remparts construits par Philippe-Auguste, ce qui nous a été laissé par le passé mais j’ai aussi redécouvert une sorte de centre commercial dès la sortie du Louvre. Et je me suis dit et nous qu’allons-nous laissé aux autres comme traces ? des emballages de friandises de luxe, des objets colorés tout en plastique dont l’usage m’est parfois plutôt mystérieux et rempli de futilité? Et j’ai repensé à ce que vous écrivez dans votre livre, le 1erobjet déposé par l’homme sur la lune est un sac poubelle. Sommes-nous condamnés à être des pollueurs ?

C’est l’exposition «  L’archéologie en bulles », au musée du Louvre et c’est jusqu’au 1erjuillet 2019.

 

 

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