JWST : Les ingénieurs, plus forts que les artistes ?

Vous saviez déjà que le projet de nouveau réacteur nucléaire EPR en construction depuis plus de 10 ans en Normandie a largement dérapé dans son planning comme dans son budget. « 19 milliards d’euros contre 3,5 prévus initialement », rapportait l’été dernier le quotidien Ouest-France, d’après les calculs de la Cours des comptes. Mais ce n’est pas le seul grand projet qui dérape.

Il y a 30 ans, le 1er décembre 1990, deux ouvriers, l’un britannique et l’autre français, se serraient la main dans une ouverture de roche sous la Manche. Leur salut symbolisait ce qui allait devenir le fameux Eurotunnel, reliant définitivement les froggies aux rosbifs. Il est bien temps d’en parler à l’heure du Brexit. De 4,5 milliards d’euros annoncés en 1986, le fameux tunnel aurait finalement couté à 15 milliards, d’après l’encyclopédie Universalis.

Autre exemple, tout à fait d’actualité celui-là, le James Web Space Telescope, qui doit scruter le ciel à la place du télescope Hubble est aussi un projet qui dérape. Il « devait initialement être lancé en 2007 » rappelait le mensuel Ciel & Espace en juillet dernier alors que la Nasa annonçait un lancement désormais programmé en octobre 2021. « Le plan initial prévoyait un budget de 500 millions de dollars », d’après Le Monde. On est aujourd’hui à 10 milliards.

Tout cela est bien la preuve que les ingénieurs savent nous faire rêver tout autant que les artistes. Mais ils sont plus fort que ces derniers pour nous convaincre de maintenir leurs salles ouvertes.

Explorer la sculpture par le geste #16 janvier 2021

L’artiste Pauline de Chalendar a détourné une œuvre de Jean-Baptiste Carpeaux à l’aide des technologies d’une jeune société grenobloise du numérique, baptisée ISKN/AMI. Elle donne à voir l’œuvre de Carpeau dans toute son intimité et le spectateur l’explore à sa guise, sous tous les angles. Pauline de Chalendar est sur Radio RKS (97,0 FM). RKS
Elle dialogue avec timothee jobert de la société ISKN/AMI à propos de cette technologie prêtée à Pauline de Chalendar.
Complice attitré de l’émission, Damien Bouevin, fondateur de Nemeton – Le Biolab de Grenoble livre l’ébauche d’un projet art-science au sein de son association.
Enfin Eugénia Pommaret, directrice de l’ Union des Industries de la Protection des Plantes (UIPP) évoque l’agriculture à l’horizon de 30 ans. Les industriels des produits phytosanitaires s’engagent « avec l’ensemble de la filière agricole à garantir une agriculture moderne, innovante et respectueuse de la santé et des ressources naturelles ».

Pour l’Ebauchoir, Pauline de Chalendar a bénéficié d’une résidence au sein de l’Atelier Arts-Sciences de Grenoble.

Le son sous la mer sauve la biodiversité #9 janvier 2020

Sous la mer, silencieusement, la Nature continue son œuvre constructrice. Songez qu’un récif corallien de 1,5 km de large et 550 mètres de haut a été découvert en octobre dernier au cœur de la grande barrière de corail au large de l’Australie. Précisément cette grande barrière dont on ne nous parle presque toujours que pour nous dire qu’elle fond comme neige au soleil.

Steven Simpson est professeur de biologie marine à l’Université d’Exeter en Grande Bretagne s’intéresse depuis longtemps aux sons sous la mer. Pour tenter de restaurer de la vie sur un récif corallien déserté, il a eu l’idée surprenant d’y diffuser des sons captés sur un autre récif qui est, lui, plus fréquenté que la place Grenet le samedi à 16h. Résultat : plus 50 % d’habitants sur le corail après 40 jours de diffusion de cette musique marine.

Pour en savoir plus, voici un TEDx de Steven.

Le papier de Steve Simpson dans la revue scientifique Nature.

Street Art Fest #9 janvier 2021

« Signalez nous toute folie qui vous semblerait avoir été abandonnée » Cette devise figure sur un mur mort du centre social Georges Sand à Fontaine et c’est l’une des fresques géantes réalisée en 2020 dans le cadre du festival Street Art Fest.

Jérome Catz, fondateur et directeur du réseau de centres d’art consacré au street art, dénommé Spacejunk est au Miroir des sciences, sur RKS, pour dresser le bilan de l’édition 2020 du Street Art Fest et esquisser quelques perspectives pour 2021.

On parle aussi intelligence artificielle avec Rafael Varela, notre chroniqueur, et Matthieu Poissard, dont la société (Néovision) a développé une application dotée d’intelligence artificielle au bénéfice des publics du Street Art Fest Grenoblois.

Pour en savoir plus sur l’intelligence artificielle, une vidéo de nos camarades de String Theory :

Recycler l’urine au jardin #5 décembre 2020

Et si, pour se passer des engrais chimiques, on valorisait nos excréments. En janvier dernier, bien avant les affres de la bête à picots, l’équipe du Miroir des sciences est allé rencontrer une anthropologue et une designeure qui travaillent sur la collecte et la valorisation de l’urine en milieu urbain.

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Louis Néel, aux origines de la recherche moderne à Grenoble #28 novembre 2020

Telex de l’AFP, le 28 octobre 1970 à 12h16 : « L’Académie royale des sciences de Suède, constituant le jury du prix Nobel de physique, a désigné mardi comme lauréat pour 1970, le professeur Louis Néel, de l’Université de Grenoble, et le professeur Hannes Alfen, de la faculté des sciences de Stockolm. »

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13 novembre 2015 : un soir à Paris #14 novembre 2020

En fin d’émission, Damien Bouëvin, fondateur et animateur de Nemeton, le biolab de Grenoble évoque dans sa chronique la science participative et la recherche distribuée à l’épreuve du SARS-COV-2, alias la ou le Covid.

Mais avant cela, nous vous proposons un échange avec Laura Nattiez, sociologue au CNRS. Elle poursuit ses recherches dans le cadre du programme 13 novembre du CNRS et de l’Inserm. Nous sommes, pratiquement jour pour jour, 5 ans après l’épopée macabre de 10 terroristes qui a conduit, dans la soirée du 13 au 14 novembre 2015, à la mort de cent-trente personnes en Ile-de-France.

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La Nature au bout des doigts #7 novembre 2020

En toute fin d’émission, rencontre de Sébastien Berger avec Hermine Vincent, qui recrute des ambassadeurs pour le compte du campus scientifique Giant. Mais avant cela, une rencontre précieuse, intime et exclusive. 

Lui, c’est Eric Alibert, qui nous a reçu en octobre, le jour de son anniversaire, dans son atelier genevois. Conversation libre avec un artiste qui peint en noir et blanc mais qui voit le monde en couleurs !!

Le mois de la photo à Grenoble #28 octobre 2020

C’est la 8ème édition de cette manifestation organsinée par La Maison de l’image. Cette année, le thème central est la mémoire, mémoire au sens collectif et social. Pour en parler, nous sommes en plateau, avec le public,  avec Miki Nitadori, Jef Bonifacino, deux des artistes qui exposent ici  et avec Yuliya Ruzhechka et Benjamin Bardinet, qui ont rendu possible cette exposition via La Maison de l’image.

Emission enregistrée en public à l’ancien musée de peinture, place de Verdun à Grenoble. Merci à Florian et Kejtil pour les moyens techniques.

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